Dans les coulisses de mon accord « Printemps lumineux »

Clochette de muguet

Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous emmener dans les coulisses de mon accord « Printemps lumineux ».

Au départ, mon intention était tout autre. J’avais entendu dire qu’il était possible d’évoquer l’odeur du muguet avec des matières naturelles. Cette idée a éveillé ma curiosité, et j’ai commencé à explorer différentes pistes olfactives.

Petitgrain bigarade, Bois de hô, Néroli…

Très vite, j’ai compris que je ne cherchais plus vraiment à recréer le muguet.

Certaines versions étaient trop florales, presque écœurantes.
D’autres prenaient une facette plus savonneuse.
À un moment, j’ai même perçu un floral un peu gris, presque métallique.

Alors j’ai continué à ajuster, à sentir, à laisser évoluer la touche au fil des heures.

Peu à peu, autre chose est apparue.

Un accord plus frais.
Plus lumineux.
Plus vivant.

C’est ainsi qu’est né mon accord « Printemps lumineux ».

Fleurs d'oranger

La formule de mon accord « Printemps lumineux »

Pour mon flacon test de 2,5 ml, j’ai finalement retenu la formule suivante :

  • 40 gouttes de Petitgrain bigarade
  • 26 gouttes de Bois de hô
  • 6 gouttes de Néroli
  • 1 goutte de Litsée citronnée
  • 1 trace de coriandre (au cure-dent)

Le Petitgrain bigarade a été l’un des piliers de cet accord. Je l’ai choisi pour sa fraîcheur verte, presque végétale, qui évoque immédiatement une tige fraîchement coupée, une feuille encore humide de rosée. Il apporte aussi une sensation d’élan, d’ouverture, comme un souffle qui met l’accord en mouvement.

Le Bois de hô vient ensuite soutenir le cœur de la composition. Sa douceur florale, fine et enveloppante, apporte une structure sans alourdir l’ensemble. Il crée ce lien subtil entre le végétal du petitgrain et la lumière plus florale du néroli.

Petitgrain bigaradier

Le Néroli, matière précieuse entre toutes, a été choisi pour sa délicatesse lumineuse. Il apporte une présence florale blanche, claire, presque aérienne, qui vient illuminer l’accord sans le rendre trop opulent.

La litsée citronnée a été ajoutée en touche légère pour ouvrir la composition avec une note plus joyeuse et plus vive. C’est elle qui donne ce départ frais, pétillant, presque solaire, qui m’a tout de suite évoqué l’idée d’un printemps qui s’éveille.

Enfin, la coriandre, utilisée en trace, joue un rôle plus discret mais essentiel. Elle vient apporter du relief, une légère vibration presque inattendue, une pointe plus vive qui empêche l’accord de devenir trop lisse ou trop floral.

Une expérience au réveil

Plume blanche évoquant une caresse

Ce matin, réveil à 6h30. Je me suis dit : je vais aller chercher mon flacon et une touche olfactive.

Je suis retournée au lit pour prendre le temps de respirer cet accord en conscience.

Peu à peu, le souffle s’est ouvert, le corps s’est détendu, et le temps a glissé sans que je m’en aperçoive.

J’ai finalement émergé… deux heures plus tard.

C’est fascinant de voir comment une création olfactive continue à évoluer, non seulement sur la touche, mais aussi dans le corps et dans le ressenti.

J’imagine très bien cet accord « Printemps lumineux » dans un lait pour le corps, comme une caresse, un voile doux et lumineux sur la peau.

Et vous, qu’évoque pour vous l’odeur du printemps ?

Cette création s’inscrit dans ma démarche d’olfaction en conscience. 

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