Quand une huile essentielle change la sensation du corps
Ce matin, j’avais mal derrière le genou droit. Et c’est finalement une expérience avec l’huile essentielle de Genévrier des montagnes qui m’a donné envie d’écrire cet article.
Mon genou était déjà bien épaissi par endroits. Pourtant, lorsque je le pliais, la sensation de volume me paraissait encore plus importante que ce que je voyais. Comme s’il y avait moins de place à l’intérieur.
J’ai comparé mes deux genoux. Je les ai même mesurés. Même circonférence.
La sensation était donc bien là, mais elle ne correspondait pas à ce que je pouvais observer extérieurement.
Hier, j’avais déjà massé ce genou avec un mélange de Gaulthérie, Eucalyptus citronné et Menthe poivrée dans de l’huile végétale de macadamia. La douleur avait diminué.
Mais ce matin, j’ai eu envie d’autre chose.
Deux jambes qui ne semblaient plus avoir la même taille
Et ce matin, c’est vers le Genévrier des montagnes (baies) que je me suis tournée. J’aurais pu choisir un autre Genévrier. Mais c’est du montana que j’avais envie.
Je l’ai dilué dans de l’huile végétale de macadamia et j’ai massé uniquement mon genou et ma jambe droite.
Pas la gauche.
Et c’est justement ce qui a rendu la suite particulièrement intéressante.
Un peu plus tard, j’avais l’impression d’avoir deux jambes complètement différentes.
La droite, celle que j’avais massée, me semblait plus grande, plus légère, plus libre.
La gauche me paraissait au contraire plus petite, presque étriquée.
J’ai trouvé cette différence vraiment étonnante.
Je ne vais pas en conclure que le Genévrier a « fait dégonfler » ma jambe. Je n’en sais rien.
D’autant que mes mesures ne montraient pas de différence de circonférence.
Ce que je peux dire, en revanche, c’est que ma perception de ma jambe avait changé.
Et c’est cela qui m’intéresse.
Mais tous les Genévriers ne me racontent pas la même histoire.
J’avais simplement envie de lui.
Et son odeur a accompagné tout le massage.
Je la trouve épicée, mais lumineuse. Une odeur qui, pour moi, ne pèse pas, ne resserre pas.
Et c’est assez amusant, parce que j’ai un autre Genévrier commun qui, lui, me raconte une tout autre histoire.
Mon deuxième Genévrier commun vient du Népal.
Cette fois, ce sont les rameaux à baies qui sont distillés.
Au nez, je le trouve également épicé, mais beaucoup plus terreux.
Lorsque l’on regarde sa chromatographie, la différence entre les deux huiles est spectaculaire.
Le Genévrier népalais contient 50,84 % de δ-3-carène et seulement 9,31 % d’α-pinène. On y trouve également 5,29 % de limonène et 3,02 % de myrcène.
Et mon Genévrier des montagnes ?
43,45 % d’α-pinène et seulement 0,20 % de 3-carène.
Deux Juniperus communis.
Et pourtant, deux expressions olfactives très différentes.
Le Népalais : épicé, terreux.
Le Montana : épicé lui aussi, mais plus lumineux.
Quand l’expérience précède l’explication
C’est probablement la partie de l’aromathérapie qui me passionne le plus aujourd’hui.
Je peux connaître une huile sur le papier.
Lire qu’elle est traditionnellement utilisée pour ceci ou cela.
Regarder sa chromatographie.
Connaître ses molécules principales.
Et puis je l’ouvre. Je la sens. Je l’utilise.
Et quelquefois, quelque chose se passe que je n’avais absolument pas prévu.
Ce matin, cette expérience avec mon Genévrier des montagnes ne m’a pas seulement fait réfléchir à mon genou.
Elle m’a fait prendre conscience de la différence entre mes deux jambes.
Une jambe me paraissait légère et libre.
L’autre étriquée.
Je ne cherche pas à transformer cette expérience personnelle en propriété thérapeutique du Genévrier des montagnes.
Je la garde simplement comme une observation.
Ce n’est pas la première fois qu’une huile essentielle me surprend par ce qu’elle fait naître comme sensations. Je l’avais déjà vécu, très différemment, avec la Maniguette fine
Le Genévrier des montagnes présenté dans cet article vient de chez Floressence. Je l’ai découvert dans la boutique Hel Essentielle de mon amie Hélène.
Découvrir le Genévrier des montagnes

Quelle chouette expérience!
Merci Hélène